n°1598-quand les hêtres flamboient.
Entre la Terrade et Négremont , ces hêtres sèment leurs feuilles dorées au moindre frémissement de vent. Les pauvres ne tiendront pas longtemps maintenant.
Il me reste quelques jours pour mettre en boîtes mes conserves de pixels d’automne, qui ressortiront peut-être bien cet hiver en cas de disette photographique.

guhur audrey
23 novembre 2012 @ 22h13
C’est beau,c’est beau!
Daniel Laugier
19 novembre 2012 @ 19h57
Belle harmonie ….
Jacques
19 novembre 2012 @ 10h27
Joli texte, merci Brigitte.
Brigitte
18 novembre 2012 @ 23h28
L’automne
« Il est le flamboyant et insigne privilège de ceux qui restent….On quitte le pays alors qu’il s’insinue à peine aux commissures dorées des soirs et ose trois colchiques sous les noisetiers chargés; on viendra honorer ses morts et fermer les maisons après qu’il aura répandu ses oripeaux et sorti le grand jeu dans le silence inouï des jours….
Il serait comme une sorte de bête rousse, ancienne, velue, douce et coriace, que l’on n’apprivoiserait pas, qui ne se laisserait pas prendre…
Comment dire les hêtres, la ronde jonchée de leur dessous vineux, entre violine et cyclamen, mangés de gris, tavelés d’or, froissés, capiteux, et de cet incendie sourd que l’automne n’éteindra pas. »
Marie-Hélène Lafon
Album
éditions Buchet Chastel